Crête de la Plane
Philippe


Crête de la Plane (Montagne de Barges – Dévoluy)
C’est en petit comité que nous nous retrouvons dimanche pour une randonnée dans le massif du Dévoluy, avec le soleil et la bonne humeur. Nous ne sommes que quatre randonneurs, en effet, à franchir de bon matin le col du Noyer (en voiture) pour rejoindre la vallée de St Etienne.
Une surprise nous attend déjà sur la petite route pastorale qui mène au col de Rabou. Plusieurs courageux cyclistes en VTT circulent à cette heure matinale sur cette piste étroite, et il nous est difficile de les dépasser en auto afin de rejoindre notre point de départ. Nous apprendrons par la suite qu’ils sont environ huit cents sportifs à parcourir à vélo ce secteur du massif et nous aurons plusieurs fois l’occasion de les croiser au cours de notre randonnée.
Arrivés enfin au petit parking du Piou Chenu à 1600 m, nous quittons sac au dos la piste principale du col de Rabou pour emprunter un petit sentier très agréable qui mène au Jas de Barges. A partir de cet endroit, nous retrouvons nos amis cyclistes qui descendent du col de Rabou, en suivant un sentier caillouteux parfois escarpé. Nous sommes en admiration devant certains équilibristes qui ne descendent même pas de leur vélo pour franchir les passages rocheux.
Après avoir échangé quelques mots à plusieurs reprises avec nos randonneurs casqués, nous atteignons le col de Rabou. Nombreux sont ceux qui y montent encore à vélo par la piste principale. Décidément, le Dévoluy est bien animé aujourd’hui !
Notre sentier se termine au niveau des antennes situées juste au-dessus du col. La suite du parcours se fait à vue dans les grandes pentes d’herbe qui constituent la Crête de la Plane. Ayant parcouru ce cheminement quelques jours auparavant, je sais qu’il est plus agréable de longer la crête le plus possible afin de profiter de la vue extraordinaire vers le sud : Pic de Gleize, Montagne de Chaudun, Céüse… notre regard plonge jusqu’à la Montagne de Lure dans le lointain. La chaleur commence à se faire ressentir, mais grandement atténuée par une brise bienfaisante. Après de nombreuses antécimes, nous atteignons enfin de bout de cette longue crête à 2340 m d’altitude. Nous découvrons cette fois la vue vers l’ouest avec l’imposante falaise du Pic de Bure toute proche.
La pause déjeuner se fera un peu en contre bas du sommet, plus ou moins à l’abri du vent. Nous entamons ensuite prudemment la descente par le même itinéraire jusqu’au col. De cet endroit, nous prenons la large piste qu’avaient empruntée les nombreux cyclistes du matin. C’est toujours dans les portions faciles d’un parcours que l’on relâche l’attention. Rosette en fera l’expérience à quelques centaines de mètres du parking avec une chute malheureuse qui lui vaudra quelques égratignures au genou. Après avoir sorti les trousses à pharmacie, nous atteignons notre auto dans une chaleur bien établie.
La sortie se termine au col du Noyer devant un bon rafraîchissement pris sur la terrasse du restaurant.
Nous aurons parcouru aujourd’hui une douzaine de km en montagne avec 900 m de dénivelé. Bravo aux participants !